Une minute de danse par jour

Un geste quotidien de résistance poétique

Une minute de danse par jour est un geste quotidien de danse-performance, un acte de résistance poétique initié le 14 janvier 2015, suite à l'attentat à Charlie Hebdo. 

Depuis six années de danses quotidiennes, où pas un seul jour ne manque à l’appel, Nadia Vadori-Gauthier réalise une œuvre au long cours qui se tisse d’éléments de l’actualité.

Les danses ont lieu dans tous les contextes, avec ceux qu’elle croise (artistes, amis, inconnus, commerçants, agents de la ville, personnes âgées, élus, étudiants, adultes en situation de handicap...). Elles sont traversées de ce que nous avons vécu collectivement (manifestations, élections, attentats, bouleversements climatiques, grèves, incendie de Notre-Dame, mouvements pour l'égalité des droits, coupe du monde de football, inondations, accueil des réfugiés, le confinement dû à l'épidémie... ). La chorégraphe danse seule et avec d'autres, en intérieur ou en extérieur, en ville ou en pleine nature, en France et à l'étranger (Italie, Portugal, Belgique, suisse, Irlande, Allemagne, Canada, Cuba,  États-Unis...).

Chaque jour, une minute de danse est diffusée sur les plateformes web : site internet, facebook, instagram.

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Le livre

Danser/Résister

Éditions Textuel, publié avec le soutien du CNL (Librairie de la danse), du Paris Réseau Danse et Mains d’Œuvres

216 pages / 18 x 24 cm / 35€

Disponible en librairies et sur internet

 

Direction d’ouvrage : Nadia Vadori-Gauthier

Chargée d’édition  : Jeanne Alechinsky

Auteurs : Éric Bonnet, Flore Garcin-Marrou, Barbara Glowzewski, Roland Huesca, Katia Légeret, Marie-Luce Liberge et Nadia Vadori-Gauthier

En janvier 2015, suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, Nadia Vadori-Gauthier, danseuse et chercheuse en art, s’est engagée dans un acte de résistance poétique: Une minute de danse par jour. Elle a accompli cette performance quotidiennement, où qu’elle soit, mais souvent dans l’espace public, l’a filmée et l’a postée en ligne le jour même. L’ensemble constitue une œuvre à laquelle l’artiste a consacré 1001 jours consécutifs. Ce livre rassemble plus de 800 images issues des captures vidéo des minutes de danse et sept textes qui interrogent ce geste micropolitique et poétique. La danse peut-elle contribuer à modifier nos regards et nos modes d’entrée en relation les uns avec les autres ?


Le film

Une joie secrète

Film documentaire de Jérôme Cassou sur Une minute de danse par jour

Sortie en salles en France  : 11 septembre 2019

Le film en DVD

Le film en VOD

 

France : 70 minutes – 2019

Réalisation : Jérôme Cassou

Production : Le Prix de l’essence / Jeanne Alechinsky

Distribution : JHR Films

Avant-premières et festivals :

Théâtre National de Chaillot, Paris – 6 février 2019

FIFA Montréal 2019 – Sélection officielle – Festival International du Film sur l’Art. Biennale de Venise 2019 – 24 juin 2019 Dancescreen 2019 + Tanzrauschen Festival de Wuppertal – En compétition officielle. Ce film a reçu le soutien du Ministère de la Culture/DGCA et de Paris Réseau Danse.

 

Synopsis

En 2015, sous le choc de l’attentat de Charlie Hebdo, la chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier décide de danser chaque jour une minute, de se filmer et de partager ses vidéos sur les réseaux sociaux. Ses danses surfent sur l’actualité brûlante (attentats, grèves, manifestations, élections…) ou sur les micro-événements de notre quotidien. Ainsi, depuis presque 4 ans, le projet Une minute de danse par jour est un geste de résistance poétique qui distille sans relâche une douceur infi- nitésimale dans la dureté du monde, dans les contextes les plus variés et quelles que soient les circonstances. Dans ce film documentaire envisagé comme un road movie chorégraphique et immersif, le réalisateur Jérôme Cassou suit la chorégraphe au fil des jours. Il la filme caméra à la main, recueille parfois des commentaires ou confidences. Les images sont prises dans le mouvement, au plus proche du réel. Elles accompagnent les danses au cœur de la ville et de l’actualité, entrant dans divers temps de vie, au sein de la foule qui se presse, dans une rue déserte, une gare ou dans un jardin… Les plans se composent au rythme de la voix off de l’artiste, témoignant de son processus. La danse se déroule dans divers endroits de Paris et de ses environs créant une « langue des corps » par laquelle les visages et les regards se croisent, les atmosphères changent. Les images des danses sont entrecoupées de témoignages de la choré- graphe, d’artistes et de professionnels de la danse, évoquant les dimensions poétiques, éthiques, philosophiques et anthropolo- giques d’Une minute de danse par jour. Le film donne à voir une part invisible du processus à l’œuvre. Il tisse des liens, par l’image, entre la nécessité de l’artiste, la réalisation effective de l’œuvre et les enjeux collectifs portés par cette artiste engagée au cœur du réel.

Réactions de spectateurs lors de l'avant-première